BEGGARS BANQUET

1. Sympathy For The Devil

2. No Expectations

3. Dear Doctor

4. Parachute Woman

5. Jigsaw Puzzle

6. Street Fighting Man

7. Prodigal Son

8. Stray Cat Blues

9. Factory Girl

10. Salt Of The Earth

Beggars

Première parution : 7 décembre 1968

Durée CD : 40.37

Durée SACD : 39.49

L'histoire : le banquet des clochards a été le tout premier album Decca à sortir en CD, dans une édition (assez rare aujourd’hui) reconnaissable au logo London différent sur la galette (imprimé en noir sur un triangle rouge surplombé du dessin d'une oreille dans laquelle s'engouffrent les lettres ffrr). Le bandeau rouge "Digitally re-mastered" sur la pochette était déjà là. Cette édition est donc antérieure à la vague A. L'album sortait pour la première fois avec la pochette refusée en 1968 par Decca. En revanche, le livret faisait l'impasse totale sur la photo du banquet, erreur réparée en vague B.

Le SACD : en retrouvant le master de "Beggar’s Banquet", les ingénieurs se sont aperçus qu'il ne tournait pas à la même vitesse que tout ce que l'on avait pu entendre jusqu'à présent. Aujourd'hui, et pour la première fois, le SACD réparerait cette incroyable erreur. Bon. OK. Analysons le truc : le CD (n'importe quelle vague) indique une durée supérieure au SACD de 48 secondes. 48 secondes réparties sur 10 titres, sans même tenir compte des inter-titres variables, ça fait 4,8 secondes par titre ! Eh bien la différence est flagrante ! On n’en revient pas en fait… Cette nouvelle version tourne plus vite ! C’est sans conteste LA trouvaille de cette série de rééditions. Il va de soit que les titres de l'album repris sur les compilations SACD ont également retrouvé leurs vitesses originelles (y compris sur "Forty Licks"). A part ça, le son est parfait, les percus s'installent dans le salon, les claves sautent au visage sur Street Fighting Man. Elles étaient là sur le CD, mais prises dans la bouillie, on ne les sentait pas autant. Les guitares acoustiques claquent, et comme sur le reste, la basse profite pleinement du procédé. La pochette en triptyque charcute la photo du banquet, qui se retrouve coupée en son milieu et pour moitié sous le CD. Pas classe !

Pour simplifier, nous appellerons A la première vague de CD européens de 1986, B la seconde et C celle de CD américains, sachant que la vague C remplacera inexplicablement la vague B en Europe en 1997. La vague A est reconnaissable au bandeau rouge en haut à gauche qui mentionnait fièrement et sans honte aucune "Digitally Re-mastered". Elle a été chassée par la vague B, dont les pochettes sont vierges de toute mention mais qui gagnent le logo London en cartouche bleu et rouge. La vague C, elle, est facilement identifiable par son bandeau noir en bas de pochette qui ment à son tour sur la remasterisation numérique, et la seule griffe ABKCO sur la pochette.