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THE ROLLING STONES

1. Not Fade Away

2. Route 66

3. I Just Wanna Make Love To You

4. Honest I Do

5. Now I've Got A Witness

6. Little By Little

7. I'm A King Bee

8. Carol

9. Tell Me

10. Can I Get A Witness

11. You Can Make It If You Try

12. Walking The Dog

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Première parution : 1er mai 1964

Durée CD : 33.26

Durée SACD : 31.21

L'histoire : ça commence bien... Dès le premier essai, on eut droit à deux éditions (US et Europe). La première reprend le vinyle américain, logique ; la seconde le vinyle anglais, parut le 17 avril 1964. Cela deviendra une habitude, l'édition américaine est embêtante, artistiquement et historiquement parlant. A commencer par la pochette. La photo un peu floue de ces cinq garçons (ils avaient à peine 21 ans...) sans aucune autre indication faisait un effet boeuf. Lequel effet est complètement bousillé par le gros titre ajouté par les américains qui n'aiment pas les surprises. En CD, bien sûr, la question se pose moins, d¹abord parce que tout le monde reconnaît la tête des cinq Stones, ensuite parce que les infos utiles sont à chercher sur la tranche. La vague A omettait carrément les photos intérieures et les célèbres notes de pochette d'Andrew Oldham. La vague B rectifiait le tir.

Le SACD : c'est l'édition américaine qui devient seule référence, ce qui d'un point de vue conceptuel pose un vrai problème. Car comme sur les CD vague C (et le vinyle US d'époque donc), le disque débute par Not Fade Away au lieu de Route 66, Mona ayant disparu. Le hic vient du fait que si l'on excepte les trois compositions, le premier album des Stones n'était initialement constitué que de reprises d'artistes Noirs. En introduisant le titre de Buddy Holly, ce principe ne tient plus, même si Not Fade Away sonne comme du Bo Diddley (d'où l'éviction de Mona). Au niveau du son, la remastérisation remonte tout, y compris la saturation (I Just Want To Make Love To You). Certes, la dynamique est bonne, mais l'ensemble sonne très agressif, ce qui reflète certainement l'ambiance de l'époque, tout cela ayant été fait sur un deux pistes ne l'oublions pas. Au final, une acquisition dispensable, surtout si vous souhaitez rester l'heureux possesseur du CD vague B, ou mieux, du vinyle anglais original.

Pour simplifier, nous appellerons A la première vague de CD européens de 1986, B la seconde et C celle de CD américains, sachant que la vague C remplacera inexplicablement la vague B en Europe en 1997. La vague A est reconnaissable au bandeau rouge en haut à gauche qui mentionnait fièrement et sans honte aucune "Digitally Re-mastered". Elle a été chassée par la vague B, dont les pochettes sont vierges de toute mention mais qui gagnent le logo London en cartouche bleu et rouge. La vague C, elle, est facilement identifiable par son bandeau noir en bas de pochette qui ment à son tour sur la remasterisation numérique, et la seule griffe ABKCO sur la pochette.